ce nouveau billet d'humeur et l'extrait de Humbert ne pouvaient pas mieux tomber pour moi !
merci !
amitiés
Commentaire de Anthroponoosnaute : De différentes manières d'appréhender l'individuation (posté le 18/03/2005 à 22h38).A nouveau un billet d'humeur, et c'est toujours aussi intéressant...
Ceci dit,je me retrouve quelque peu perplexe devant cette vision assez strictement "humbertienne" de l'individuation.Elle me paraît trop relever d'une sorte d'ascétisme ou d'une sorte de travail du négatif clos sur lui-même.Pour adjoindre à cela une autre sensibilité,je suggérerai à tous la lecture des "Perspectives jungiennes" de L.Aurigemma aux éditions Albin-Michel.
Il y a un sens à l'ascèse au-delà du sacrifice (même si par ailleurs on s'abstiens de le caractériser d'aucune manière),et le plus important me semble d'y rapporter le reste.
Commentaire de laurie : commentaire (posté le 20/03/2005 à 00h50).
bonjour,
sympa ce billet d'humeur. Il laisse à réflechir et à mediter. Merci
Commentaire de Lazuli : demande d'accompagnement (posté le 25/04/2005 à 09h27).Bonjour,
après avoir beaucoup travaillé,beaucoup composé avec ma vie, beaucoup recomposé mon identité, c'est exactement là que j'en suis. Accepter ce manque.Peux-tu m'aider ?
Commentaire de dirah : je ne sais... (posté le 27/04/2005 à 22h07).Ce vide, je pense qu'il est bien au-delà de la notion de mère et de petite enfance qui sont de simples "perchoirs" si j'ose m'exprimer ainsi, d'un besoin d'absolu, de joie peut-être toute pleine, d'aventure infinie, propre à l'âme et au corps de l'homme. Je me suis toujours senti à l'étroit dans ce genre d'explications renvoyant à ce buttoir que représente la naissance.
Amitié à tous
Dirah
Commentaire de Aurélien : Non (posté le 8/05/2005 à 22h15).
Non, on ne peut être entier malgré soi.
Être entier est une disposition d'esprit évanescente, elle ne correspond à aucune réalité tangible et permanente, sinon dans l'adéquation à l'idée même d'entièreté, qui n'est qu'une représentation psychologique.
Commentaire de TheD : Karen, mon amour entier. (posté le 11/05/2005 à 20h54).Pour une fois, je dédie une phrase qui ne m'appartient à une personne libre de m'aimer, ou non. Reims est une ville à découvrir, et travaille dans cet endroit un coeur qui m'a vraiment tapé dans l'oeil. Expression familière pour noter tout le bien qu'elle me procure. Merci, Karen, de m'avoir éveiller un désir, sans le vouloir, sans me désirer, sans m'aimer. La souffrance existe, simplement, car j'ai cette sensation que nous aurions pu nous aimer si nous nous serions connus sous un autre jour, autrement, dans d'autres circonstances. Pardonne-moi, alors, de trop en faire, de trop en noter. L'impression d'être un psychopathe, un pauvre malade. Je me refuse à le devenir, si je ne le suis déjà. Difficile lorsqu'aucune première fois n'est parvenue à soi, on se détermine "fou", "possédant", "dangereux", alors que je n'ai jamais donné le mal à quiconque, alors que partager la souffrance de visu m'est intolérable. Et puis certaines valeurs m'incarnent et nullement je n'aimerais un jour avoir possession de quelqu'un, je ne peux déjà vouloir posséder quoi que ce soit. Si ce n'est simplement ressentir tout cela pour toi, un grand élan du coeur qui déborde partout, une mer vraiment déchainée et une douleur amoindrie, je pense. Je crois... un jour, si tu lis ces lignes, pardonne-moi, je m'en veux très profondément de n'avoir pu dépasser ma faiblesse pour toi. Aujourd'hui, je culpabilise beaucoup de te ressentir si fort en moi. Je n'ai aucun repère en relation à ce que je vis, présentement, alors ne me range pas trop vite dans la catégorie des personnalités psychopates. Peut-être le suis-je, mais c'est la conséquence d'un grand désert dans ma vie, simplement. Sans tendresse, ni caressse, ni sentiment, sans rencontre achevée ni de désir de l'autre à moi. Forcément ça ne peut être à sens unique, mais je ne possède pas l'intelligence nécessaire Karen. J'en suis désolé, je ne calcule rien, et ça me cause du tort. J'essaie d'être au plus proche du vrai, du réel.
"Etre entier, c'est être entier malgré le manque."
Mon amour pleinement dans tes mains...
Commentaire de loran : Le manque... (posté le 18/05/2005 à 22h21).C'est un merveilleux texte et il résonne très bien avec ce que je vis. Si !
Le manque... voilà où j'en suis...
Je manque cruellement d'amour, je manque cruellement de temps de chose, je manque... Je suis un être en manque...
Au plus profond je puise dans ce que je croyais être un puit sans fond depuis que je suis en analyse et bien devinez sur quoi je suis tombé!
Un os ! Oui, c'est un fameux... c'est le manque de ma mère.
Dans cette quête de sens du manque, je suis tombé ou (re)tombé sur l'être qui me porta dans son ventre pendant neuf mois, je suis tombé sur ce rapport-ci étroit qu'il y avait entre elle et moi à ma naissance et l'amour qui nous lia (surtout)
Aujourd'hui, je cherche le bonheur, la béatitude et l'amour de ces moments doux qu'elle m'offrit avec tant de générosités. Je cherche à combler ce manque dans diverses substituts : l'amour à deux, la festivité, le matériel, le spirituel... Cependant, rien ne peut y faire et je suis éternellement insatisfait. Et bien oui, rien ne peut remplacer ces moment de béatitude que ma mère m'offrit.
C'est horrible ! Savoir que je suis un être qui manque de sa mère et plus encore de tout l'amour qu'elle me porta. Oui, c'est horrible et en même temps, le savoir me rend libre.
Il m'a fallu du temps et de la patience pour le découvrir. Or j'ai maintenant le sentiment de me libérer d'un énorme fardeau qui pesait sur mes épaules jusqu'ici, que dis-je, sur mon ventre. Le faite de savoir que je suis en manque de ma mère et que rien ne pourra le combler me rend libre... C'est comme si j'en faisais le deuil...
Je sais que j'aurai toujours faim mais rien de ce monde ne comblera ma faim parce qu'en réalité je n'ai faim que de ma mère !
Commentaire de TheD : karen le néchet (posté le 20/05/2005 à 22h55).Ton nom gravé sur mon coquillage,
Karen Le Néchet,
Je veux crier mon amour au monde !
Celui que tu m'as rendu,
Mon coeur bat la vie.
Nulle besoin de mère,
Je suis un homme qui t'as découvert.
La vie m'a porté à vieillir,
Le désir me portera à rajeunir.
Mon amour dans tes yeux.
Thierry.
Commentaire de Aurélien : Le sens (posté le 1/06/2005 à 21h42).Le sens de la douleur est interpersonnel. L'idée s'approprie cette dimension dans un sens de propagation. La propagation du sens véhiculé par la pensée saisit le concept qui forme de nouvelles idées, associées et délibérément convoitées pour leur forme originel propre: le fondement d'une pensée. La part de vérité transmise par l'expérience ne suffit pas à retranscrire l'élan vital de l'expérience. En cet élan vital, s'inscrit la durée de l'être dans laquelle toute une vie se manifeste: son passé, son présent, son futur. Le sujet n'a d'objet qu'en la résorption de son être intégral, dans le silence convoité par l'expression du désir en quête de sens. Tel est le désir où vient s'inscrire le fantasme. Il n'est pas engrangé par l'élan vital, celui qui n'a pas de nom.
Commentaire de nicole : humeur (posté le 17/08/2005 à 18h14).l'humeur des webmasters n'est pas changeante ...;-) elle date de mars dernier... à quand le prochain billet d'humeur ...?
amicalement
N.